Le chef d’état-major de la Marine nationale française, l’amiral Nicolas Vaujour, a communiqué via le compte officiel de X que le premier des nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins SNLE 3G a reçu sa dénomination officielle, dans une annonce qui renforce le développement du programme stratégique de dissuasion du pays. L’unité, dénommée « Invincible », correspond au premier sous-marin lanceur de missiles balistiques de troisième génération en construction dans les chantiers navals de Cherbourg et a été révélée par le président de la République le 2 mars 2026.
Le programme SNLE 3G, initié en 2021 et intégré dans des lois de programmation militaire successives, constitue l’axe central de la dissuasion océanique française. Selon le calendrier officiel, le sous-marin « Invincible » est prévu pour entrer en service en 2036, marquant le début d’une nouvelle étape dans les capacités stratégiques navales du pays.

Selon ce qui a été exprimé par le , « Invincible » représente une décision stratégique de long terme qui définira la posture de dissuasion pendant des décennies. Dans ce sens, il est prévu que les quatre sous-marins de cette classe restent opérationnels jusqu’à environ 2090, consolidant la continuité de la composante navale de la force nucléaire française.
La mission principale de ces sous-marins s’inscrit dans le cadre du schéma de dissuasion permanente en mer, considéré comme prioritaire pour la Marine nationale. Selon ce concept, tous les 70 jours, une unité SNLE part de sa base pour entamer une patrouille, restant dissimulée dans l’océan afin de garantir la disponibilité continue de la capacité nucléaire stratégique.
Le développement des sous-marins SNLE 3G a pour antécédent le début formel de leur construction en mars 2024, lorsque l’entreprise Naval Group a procédé à la découpe de la première tôle d’acier du premier bâtiment. Cette étape a marqué le début de la fabrication d’une nouvelle génération de sous-marins conçus pour soutenir la dissuasion nucléaire française jusqu’à la fin du XXIe siècle.
Le programme implique diverses institutions de l’État français, parmi lesquelles la Direction générale de l’armement, responsable de la gestion globale du projet, et la Commission de l’énergie atomique, chargée du développement des réacteurs nucléaires qui propulseront les unités. Cette coopération interinstitutionnelle permet d’aborder à la fois les aspects technologiques et opérationnels du système.
En parallèle, Naval Group participe à travers des contrats attribués depuis 2021 couvrant des études de développement, des acquisitions à long terme et la production des premiers composants de la coque et de la salle des machines du sous-marin. De même, l’entreprise a dû adapter ses capacités industrielles pour répondre aux exigences spécifiques de cette nouvelle génération de sous-marins stratégiques.
Flotte sous-marine actuelle de la France
Ces nouveaux sous-marins de la classe Invincible seront destinés à remplacer progressivement les sous-marins lanceurs de missiles balistiques de l’actuelle classe Triomphant à partir du milieu de la prochaine décennie, dont il existe actuellement 4 unités. À leur tour, ceux de la nouvelle classe devraient être opérationnels jusqu’à la fin de ce siècle.

En même temps que la France construit les nouveaux sous-marins lanceurs de missiles balistiques, elle constitue également une flotte de sous-marins d’attaque à propulsion nucléaire : ceux de la classe Barracuda (ou classe Suffren en français). Actuellement, sa flotte d’attaque est composée de 3 unités de cette classe et d’un de la classe Rubis.
*Images à titre illustratif.

