Le 20 mars dernier, la Marine nationale française a mené une opération en Méditerranée occidentale afin d’intercepter et de contrôler un pétrolier lié à la Russie, dans le cadre de soupçons concernant l’utilisation d’un faux pavillon pour dissimuler sa véritable nationalité.

Selon un communiqué officiel de la Préfecture maritime de la Méditerranée daté du 20 mars, des unités navales françaises sont intervenues sur le navire DEYNA, un pétrolier naviguant sous pavillon du Mozambique et provenant du port russe de Mourmansk. L’opération a été réalisée sur la base de l’article 110 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qui autorise les États à inspecter des navires en haute mer lorsqu’il existe des soupçons fondés concernant leur nationalité ou leurs activités.
À la suite de l’arraisonnement par une équipe de visite de la Marine française, l’examen de la documentation du navire a confirmé les doutes initiaux quant à la régularité du pavillon sous lequel il opérait. À partir de là, le procureur de Marseille, compétent en matière maritime, a été saisi et a ordonné la poursuite des procédures. En conséquence, le navire a été dérouté et escorté vers une zone de mouillage, où des inspections plus approfondies ont été réalisées.
Ces actions s’inscrivent dans les activités que, ces dernières années, plusieurs marines européennes mènent et intensifient en tant que missions de surveillance de navires soupçonnés d’opérer sous « pavillons de complaisance » ou identités dissimulées, une pratique utilisée pour contourner les contrôles ou les sanctions.
L’interception et la capture du pétrolier DEYNA reflètent également cette tendance, où l’utilisation d’immatriculations de pays tiers peut être employée pour dissimuler l’origine réelle des navires ou de leur cargaison. En outre, elle souligne l’importance de l’intervention de la Marine nationale française et des contrôles maritimes qu’elle exerce dans des zones stratégiques telles que la Méditerranée.

